

Une coopération technologique avec une entreprise japonaise peut désormais être soutenue dans le cadre d’un nouvel appel à projets EUREKA. Porté par Bpifrance en France et par la NEDO au Japon, le dispositif est ouvert jusqu’au 20 janvier 2027.
L’objectif est précis : financer des projets de recherche et développement associant des partenaires français et japonais autour d’un produit, d’un procédé ou d’une application présentant un réel potentiel commercial.
Ce dispositif ne finance pas une simple démarche d’exportation. Il soutient une véritable stratégie de codéveloppement technologique et industriel.
Le Japon réunit des capacités industrielles, technologiques et scientifiques de premier plan. Pour une entreprise française, un partenariat pertinent peut donner accès à une expertise complémentaire, à des moyens d’essai, à une chaîne de valeur internationale ou à un premier relais commercial en Asie.
La présence d’un partenaire japonais ne constitue toutefois pas, à elle seule, une stratégie internationale. Le dossier doit démontrer que la coopération permettra de lever plus rapidement un verrou technologique, d’atteindre un niveau de performance supérieur ou de préparer une mise sur le marché difficilement accessible à chacun des partenaires pris isolément.
La collaboration franco-japonaise doit donc être inscrite dans l’architecture même du projet, depuis la répartition des travaux jusqu’à l’exploitation future des résultats.
Le consortium doit comprendre au minimum une entreprise française et une entreprise japonaise. Côté français, l’appel s’adresse aux start-up, PME et ETI comptant jusqu’à 2 000 salariés.
Les partenaires devront surtout démontrer leur complémentarité. Les évaluateurs examineront la cohérence du programme de travail, la capacité de chaque membre à tenir ses engagements, la crédibilité du budget et les perspectives de commercialisation.
Un partenaire reconnu ne compense pas une coopération mal structurée. Avant le dépôt, le consortium doit avoir clarifié :
Le label EUREKA repose sur une candidature portée par l’ensemble du consortium, mais chaque pays finance ses propres participants selon ses règles nationales.
Le dossier commun doit être transmis sur la plateforme EUREKA SmartSimple. En parallèle, l’entreprise française dépose sa demande auprès de Bpifrance, tandis que le partenaire japonais suit la procédure prévue par la NEDO.
Le programme de travail, les budgets, les jalons et les retombées économiques doivent rester parfaitement cohérents dans les différentes demandes.
Cette double instruction est un point de vigilance. Un décalage entre les dossiers français et japonais peut fragiliser la candidature, même lorsque la proposition technique est solide.
Le dossier doit établir l’état de l’art, le verrou à lever et le gain attendu. Il faut montrer pourquoi un programme de R&D est nécessaire et en quoi la future solution se distinguera des alternatives existantes.
La répartition des travaux doit faire apparaître une interdépendance crédible. Chaque partenaire doit apporter des compétences, des actifs ou des capacités difficiles à remplacer.
Les candidats doivent identifier les clients visés, l’avantage concurrentiel, la stratégie d’accès au marché et les perspectives de revenus. Le potentiel commercial ne peut pas être traité comme une conséquence lointaine du projet technique.
Des jalons mesurables, une gouvernance claire, un budget justifié et une gestion explicite des risques doivent permettre aux évaluateurs d’apprécier la faisabilité du programme.
FV Conseil Innovation accompagne les entreprises sur l’ensemble du cycle de candidature et de financement.
Une analyse en amont permet de vérifier l’éligibilité du projet, la solidité du consortium et le niveau de maturité nécessaire avant d’engager la préparation du dossier.
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Source officielle : Bpifrance – Appel à projets EUREKA France–Japon